Suspension de Martin Prud'homme - La ministre Guilbault peut-elle nous expliquer?

QUÉBEC, le 25 mars 2020 /CNW Telbec/ - La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, doit fournir des explications à la population dans le dossier de la suspension du directeur général de la Sûreté du Québec, M. Martin Prud'homme. Depuis le 6 mars 2019, ce dernier est à la maison se demandant de quoi on l'accuse et soudainement, hier, la ministre annonce, lors d'une entrevue, qu'il n'y a aucune accusation criminelle contre lui. Une façon de faire discutable insiste la porte-parole libérale en matière de Sécurité publique, Mme Marie-Claude Nichols.

Alors que le Québec est sur pause en raison de la COVID-19, la ministre Guilbault a annoncé, sur les ondes du 98,5 FM, sans fournir plus de détails, que le dossier était clos concernant les accusations criminelles et qu'une révision éthique et déontologique du dossier de monsieur était en cours.

D'emblée, Mme Nichols trouve surprenant que ce soit la ministre de la Sécurité publique qui annonce une décision de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) alors que les pouvoirs politiques et judiciaires sont indépendants.

La députée de Vaudreuil se questionne également sur le fait qu'une enquête administrative menée par les emplois supérieurs semble s'amorcer. Comment se fait-il que cette démarche n'ait pas été faite en parallèle depuis un an ?

Le moment choisi par la ministre Guilbault pour rendre publique l'absence d'accusations criminelles à l'endroit de M. Prud'homme est aussi questionnable selon la porte-parole libérale. La réputation d'un homme est impliquée, est-ce que la ministre profite d'une crise sans précédent au Québec pour tenter de clore ce dossier, soulève la députée.

Plusieurs voix s'élèvent depuis les derniers jours pour réclamer la réintégration de M. Prud'homme au sein de la Sûreté du Québec. Son expertise pourrait être précieuse en ces temps de crise. Mme Guilbault doit réfléchir à cette possibilité.

 « La ministre a commenté ce dossier sur la place publique, hier, ce qui m'amène aujourd'hui à réclamer plus de détails dans cette affaire. Depuis un an, un homme est chez lui sans savoir de quoi on l'accuse. Aucun éclairage additionnel ne nous a été offert depuis le 6 mars 2019 et alors que le Québec vit une crise sans précédent la ministre Guilbault ramène le dossier dans l'actualité. C'est un drôle de moment. Cette façon de faire de la ministre mine nos institutions policières qui n'ont guère besoin de telles tractations en ce moment ».

Marie-Claude Nichols, députée de Vaudreuil et porte-parole libérale en matière de Sécurité publique.

Cision Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/March2020/25/c2407.html

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