Rémunération des député-es: Québec solidaire veut un comité indépendant pour décider

QUÉBEC, le 15 mai 2019 /CNW Telbec/ - Québec solidaire n'appuiera pas le projet de loi de la Coalition avenir Québec, du Parti libéral et du Parti québécois, qui vise à compenser les pertes salariales subies par les député-es depuis l'imposition de l'allocation de dépenses par Ottawa, tant et aussi longtemps qu'ils n'accepteront pas de créer un comité indépendant et exécutoire pour revoir l'ensemble de la rémunération.

« Je pense que bien des gens seront d'accord avec nous: ce n'est pas normal que les député-es de l'Assemblée nationale continuent de se voter eux même des améliorations salariales. Même s'il s'agit de compensations, lorsque les députés votent leur propre salaire, ils sont en conflit d'intérêts. Nous déposerons un seul amendement à ce projet de loi: celui d'inscrire dans la Loi l'obligation de mettre sur pied un comité de rémunération indépendant doté de pouvoirs exécutoires », a annoncé le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, en point de presse mercredi.

À deux reprises, les autres partis ont refusé la proposition de QS de mener une réforme de l'ensemble des conditions de travail des député-es à travers un comité indépendant et exécutoire comme le proposait Claire L'Heureux-Dubé en 2013. La CAQ, le PLQ et le PQ ont même refusé l'ultime compromis proposé, celui de compenser temporairement les pertes salariales des député-es jusqu'à ce que le comité indépendant rende ses conclusions.

« Il faut faire le ménage dans nos conditions salariales. Il y a là-dedans des avantages douteux comme notre régime de retraite, auquel on ne cotise qu'à hauteur de 21 %, et nos assurances collectives, pour lesquelles nos cotisations sont ridicules. Le Québec est aussi la seule province à encore offrir un système d'allocations non imposables aux élu-es. Je ne comprends pas pourquoi les autres partis s'entêtent à refuser d'ouvrir les livres. Ont-ils peur d'ouvrir une boîte de Pandore? À Québec solidaire, nous n'avons pas peur de la transparence, et les conditions de travail des élus ne devraient pas être cachées aux citoyens et citoyennes », de conclure M. Nadeau-Dubois.

 

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