Plafonnement des frais pour les programmes particuliers dans les écoles - Québec solidaire presse le ministre de se pencher sur la question

QUÉBEC, le 18 avril 2019 /CNW Telbec/ - Les députées solidaires de Rouyn-Noranda-Témiscamingue et de Sherbrooke, Émilise Lessard-Therrien et Christine Labrie, déplorent vivement l'absence de plafonnement des frais liés aux programmes particuliers dans les écoles publiques québécoises et demandent au gouvernement de se pencher sérieusement sur la question afin de s'assurer que tous les élèves, peu importe leur revenu familial, puissent avoir accès à ces programmes.

« J'ai appris cette semaine qu'une école secondaire de ma circonscription a haussé les frais de son programme multisports de 233%, passant de 150 à 500$ en l'espace d'un an seulement. C'est aberrant! Nous avons réussi à développer une offre de concentrations diversifiées dans la région pour encourager la persévérance scolaire et l'épanouissement de nos jeunes. C'est tout simplement inacceptable que la grosseur du portefeuille des parents soit un prérequis pour accéder à ces programmes spéciaux!  », martèle Mme Lessard-Therrien

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue rappelle que sa région n'est pas un cas isolé puisqu'il n'existe actuellement aucune forme d'encadrement de ces frais au niveau national. Résultat : à l'échelle du Québec, il n'y a aucune école ou commission scolaire qui charge les mêmes frais aux parents pour ses programmes particuliers, ce qui crée une disparité de traitement entre les familles et met en péril l'égalité des chances entre les enfants, déplore-t-elle.

« Les craintes formulées pendant l'étude détaillée du projet de loi 12 se concrétisent déjà : si le ministre inscrit dans la loi que les écoles peuvent charger des frais pour ces programmes, la porte sera grande ouverte pour l'augmentation des coûts et les frais abusifs facturés aux parents. Le ministre de l'Éducation est en train de légiférer alors qu'il n'a même pas de données précises sur les frais chargés aux parents et sur le nombre d'inscriptions dans les programmes particuliers. C'est absurde. Nous devons d'abord être en mesure de vérifier l'impact de la loi sur le terrain. C'est pour cette raison que j'ai demandé un mandat d'initiative pour étudier spécifiquement la question des programmes particuliers », ajoute pour sa part Christine Labrie.

« Les programmes particuliers ont fait leurs preuves : ils favorisent la motivation et la persévérance scolaire. Par contre, ils doivent absolument être accessibles à tous les élèves, sans égard à leur revenu familial ou à leurs résultats scolaires », a conclu la députée de Sherbrooke.

 

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