Rapport de l'Institut du Québec sur le décrochage et la diplomation - Le Ministère rectifie les faits

QUÉBEC, le 2 mai 2018 /CNW Telbec/ - Le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur tient à offrir un juste portrait du taux de diplomation et du taux de décrochage au Québec. Dans les faits, le taux des élèves de moins de 20 ans qui obtiennent un premier diplôme ou une première qualification progresse de manière constante et positive depuis plus de 10 ans au Québec. Ce taux a d'ailleurs atteint un sommet historique de 80,1 % cette année. Cette marque dépasse l'objectif que le gouvernement s'était fixé pour 2020 en matière de diplomation.

Parallèlement, le taux de décrochage annuel, lui, continue de diminuer au Québec et il en va de même de l'écart observé entre les garçons et les filles. Ainsi, l'évolution des résultats sur une période de 10 ans témoigne de l'efficacité des mesures mises en œuvre par le Ministère pour l'amélioration de la persévérance et de la réussite scolaires.

À propos des données récemment publiées par l'Institut du Québec
sur le décrochage et la diplomation

Le rapport intitulé Décrochage scolaire au Québec : dix ans de surplace, malgré les efforts de financement, publié récemment par l'Institut du Québec, indiquait que la performance en matière de diplomation au Québec était la pire de toutes les provinces du Canada.

La comparaison des données du Québec avec celles d'autres provinces canadiennes, présentée dans ce rapport comme un diagnostic sommaire de la performance du système éducatif québécois, est étonnante lorsqu'on sait que les notes de passage ne sont pas les mêmes d'une province à une autre, que les critères de calcul diffèrent, que les exigences de diplomation sont, elles aussi, différentes, que les parcours scolaires sont distincts et, faut-il le rappeler, que la langue d'enseignement n'est pas la même.

Par ailleurs, le Ministère est présent à un comité géré par le CMEC dans le but d'améliorer la méthodologie employée pour mieux refléter la réalité du Québec quant à la mesure du taux de diplomation aux fins de comparaison. Il s'interroge notamment sur les choix méthodologiques qu'ont faits les auteurs de l'étude pour établir des comparaisons avec les données des autres provinces canadiennes.

À titre d'exemple, les données du réseau privé du Québec ne semblent pas être prises en compte, ce qui ne constitue pas une juste représentation de la réalité. De plus, l'Ontario exclut du calcul les élèves en retard scolaire pour ne considérer uniquement que ceux qui suivent le cheminement attendu, alors que le Québec n'applique aucun filtre. Autrement dit, tous les élèves qui entrent pour la première fois en 1re secondaire sont considérés dans le calcul québécois. Finalement, rappelons que les données du Ministère, par cohorte de 7 ans, sont reconnues comme étant d'une grande rigueur et complètes pour capter la réalité complexe du cheminement et de la réussite des enfants.

Faits saillants

  • Dans le cadre de sa toute récente Politique de la réussite éducative, le gouvernement du Québec vise dorénavant l'objectif ambitieux d'atteindre avant 2030 un taux de 90 % d'élèves de moins de 20 ans qui obtiennent un premier diplôme ou une première qualification. Selon les résultats des premières données des cohortes 2010 et 2011, la progression se poursuivra.

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Source :

Bryan St-Louis / Esther Chouinard
Relations avec les médias
Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur
418 528-2265, poste 3144

 

Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/May2018/02/c8298.html

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