Superpétroliers sur le Saint-Laurent - L'inquiétante désinvolture de Philippe Couillard

QUÉBEC, le 24 sept. 2014 /CNW Telbec/ - Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville, s'inquiète des propos du premier ministre, Philippe Couillard, qui minimise les impacts et les enjeux de sécurité liés au passage de superpétroliers sur le fleuve Saint-Laurent.

« Si le gouvernement fédéral veut que le Saint-Laurent devienne une autoroute pour exporter le pétrole bitumineux de l'Alberta, les Québécois ont le droit de dire non. Ils ont même le devoir de dire non, pour protéger notre fleuve et l'intégrité de notre territoire. C'est au gouvernement du Québec de dire non en notre nom », a déclaré Bernard Drainville.

Aujourd'hui, en réponse aux questions du député, Philippe Couillard a déclaré :

« Pourquoi c'est un problème qu'un pétrolier augmente de 32 à 44 mètres - c'est ça, le chiffre? - s'il va d'ouest en est ou d'est en ouest? C'est quoi, cette histoire-là? C'est quoi, cette salade, Monsieur le Président? »

« La légèreté et la désinvolture avec lesquelles le premier ministre a considéré la question aujourd'hui sont inquiétantes. Il y a un an à peine, seuls les navires de moins de 32 mètres de large pouvaient circuler sur le fleuve. Philippe Couillard ne voit pas de problème à ce qu'Ottawa ait changé la réglementation pour permettre à de plus larges pétroliers, allant jusqu'à 44 mètres, de passer simplement sur le fleuve. Or, la réglementation adoptée par le fédéral est faite sur mesure pour les superpétroliers. On parle de navires géants dont la coque passe à moins d'un mètre du fond du fleuve lorsqu'ils sont chargés aux deux tiers », a ajouté le député.

« Est-ce que le premier ministre comprend qu'on parle de la réserve d'eau potable des Québécois? Est-ce que le gouvernement peut nous expliquer pourquoi le Québec accepte de prendre ce risque-là? Où est notre intérêt? Pourquoi accepter que le fleuve devienne une simple voie d'exportation pour le pétrole de l'Ouest? », a questionné Bernard Drainville.

 

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