1er colloque québécois sur le TAC (trouble d'accumulation compulsive)

MONTRÉAL, le 22 mars 2018 /CNW Telbec/ - Aujourd'hui a lieu le 1er colloque québécois sur le trouble d'accumulation compulsive (TAC) qui touche environ 1 440 000 personnes au Canada1. Ce colloque vise à sortir de l'anonymat ce trouble caché et méconnu, pour lequel il y a peu de services et de financement, dans le but ambitieux de trouver des solutions pour accompagner les personnes accumulatrices. L'événement est organisé en partenariat avec les CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal, de l'Est-de-l'Île-de-Montréal et du Nord-de-l'Île-de-Montréal, la Ville de Montréal et le RACOR (Réseau alternatif et communautaire des organismes) en santé mentale de l'île de Montréal.

« En 2006, j'ai dû déménager précipitamment. J'ai alors réalisé que j'avais amassé une montagne de choses. J'ignorais que je souffrais d'un TAC jusqu'au jour où j'ai rencontré d'autres personnes comme moi. » 
Mitsou Lefebvre-Lafrance, animatrice, groupe de parole, La Petite-Patrie

« Le TAC est caché et assez répandu. Difficile à dépister, il est possible d'en souffrir sans symptômes apparents pour les professionnels. Il est pressant de développer une offre de services ».
Dr Pierre Rondeau, omnipraticien en santé mentale 1re ligne, CLSC de La Petite-Patrie

« Depuis plus de 10 ans, le CETOCT effectue des projets-pilotes avec psychothérapie. Les résultats sont encourageants. Si seulement, nous pouvions trouver le financement pour effectuer des recherches à grande échelle et valider les interventions à privilégier dans le traitement du TAC. »
Natalia Koszegi, psychologue et coordonnatrice clinique, Centre d'études sur les troubles obsessionnels-compulsifs et les tics (CETOCT), Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM)

Le TAC
Le TAC se caractérise par une difficulté persistante à jeter ou à se séparer de certains objets, indépendamment de leur valeur réelle. Depuis 2013, il a fait son entrée à part entière dans le DSM52. Ce trouble affecte environ 4 % de la population, hommes ou femmes, soit deux fois plus que les patients diagnostiqués avec un trouble bipolaire (1,8 %) et quatre fois plus que ceux atteints de schizophrénie (1 %). De plus, environ 50 % des personnes accumulatrices ont au moins un parent accumulateur.

La petite histoire
En 2011, des personnes accumulatrices accompagnées par le CSSS du Sud-Ouest - Verdun sollicitent la participation de professionnels des milieux de la santé, de l'habitation et de la recherche. De ces démarches naît, en 2015, le comité TAC élargi qui vise à sensibiliser la population et à développer un continuum de services : groupes de parole, soutien psychologique, aide au désencombrement, etc. Cette façon d'impliquer des patients dans le développement de solutions est audacieuse et donne des résultats. Le comité a conçu un dépliant informatif et initié des formations suivies par quelque 500 intervenants.

« Le RACOR salue cette initiative qui contribue à faire tomber les préjugés sur les troubles de santé mentale ».
Alice Charasse, directrice générale, RACOR en santé mentale de l'île de Montréal

Programmation
Le 1er colloque québécois sur le TAC, qui affiche complet, réunit 300 professionnels de la santé, des milieux municipal et communautaire qui souhaitent en apprendre davantage et échanger sur les particularités du TAC, son diagnostic, son traitement et les efforts concertés des parties prenantes. Animé par Isabelle Craig, il propose des ateliers sur les thèmes suivants : la famille et les proches, l'habitation, l'accompagnement, le réseau de la santé et la recherche.

Programmation : www.colloquetac.eventbrite.ca
Information sur le TAC : www.tictactoc.org





1

Calcul sur une population d'environ 36 millions de Canadiens en 2017 (Statistiques Canada)

2

Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders. En français : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux

 

Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/March2018/22/c3923.html

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