Conflit de travail chez ABI : une réaction décevante du syndicat

QUÉBEC, le 24 avril 2019 /CNW Telbec/ - Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, M. Jean Boulet, est déçu de la réaction du syndicat et de son refus de présenter l'hypothèse de règlement à l'assemblée générale de ses membres. Il rappelle que des concessions ont été demandées aux deux parties dans le document proposé.

Le ministre souhaite réitérer que l'hypothèse est basée sur des critères objectifs reconnus et tient compte des conditions de travail en vigueur dans des entreprises similaires. Elle vise à concilier les intérêts patronaux, syndicaux et ceux des salariés tout en assurant la survie de l'usine.

Rappelons que l'hypothèse a été déposée dans le but de mettre un terme au conflit qui sévit depuis plus de 15 mois et qui a des retombées socio-économiques importantes, particulièrement pour les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Enfin, le ministre espère que l'hypothèse de règlement serve de base à une reprise des discussions entre les parties.

Citation :

« Je suis extrêmement déçu de la réaction du syndicat. Le vocabulaire employé par le syndicat laisse croire qu'il n'a pas fait une analyse rigoureuse de l'hypothèse de règlement. Des concessions ont été demandées aux deux parties. Je souhaite que les salariés puissent l'analyser et s'exprimer de façon libre et volontaire. »

Jean Boulet, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie

Chronologie :

  • Les trois conventions collectives chez ABI sont échues depuis le 22 novembre 2017. Le 11 janvier 2018, l'employeur a décrété un lock-out, conformément aux dispositions du Code du travail.
  • 26 octobre 2018 : Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale rencontre le médiateur spécial et le conciliateur au dossier.
  • 29 octobre 2018 : Le ministre rencontre la partie patronale.
  • 1er novembre 2018 : Le ministre rencontre la partie syndicale.
  • 6 novembre 2018 : Le ministre rencontre les hauts dirigeants de l'entreprise à Pittsburgh.
  • 7 novembre 2018 : Le ministre annonce la mise sur pied d'un conseil de médiation pour aider les parties à conclure leur convention collective.
  • 29 novembre 2018 : Le ministre prolonge le mandat du conseil de médiation jusqu'au 21 décembre 2018.
  • 21 décembre 2018 : Fin du mandat du conseil de médiation.
  • 7 janvier 2019 : Le conseil de médiation fait rapport au ministre.
  • 14 janvier 2019 : Le ministre forme un groupe de travail afin de recenser tous les services susceptibles de soutenir les parties dans la résolution de leurs différends. Ce groupe d'experts travaille à partir des objectifs de négociation, qui sont d'accroître la flexibilité opérationnelle, d'améliorer la productivité, d'assurer la stabilité des emplois, d'assurer la pérennité de l'usine et d'améliorer les relations de travail.
  • 21 février 2019 : Le ministre rencontre les parties à Québec et confirme leur volonté d'en arriver à une entente négociée.
  • 4 mars 2019 : L'employeur présente une nouvelle offre définitive au syndicat.
  • 11 mars 2019 : Le Syndicat des Métallos rejette l'offre patronale.
  • 21 mars 2019 : Le syndicat présente une contre-offre.
  • 1er avril 2019 : Le premier ministre et le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale rencontrent les deux parties.
  • 3 avril 2019 : La direction de l'Aluminerie de Bécancour rejette à son tour la contre-proposition du syndicat.
  • 17 avril 2019 : Le ministre présente son hypothèse de règlement aux parties.
  • 24 avril 2019 : La partie patronale fait savoir qu'elle accueille favorablement l'hypothèse de règlement proposée.

 

 

Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/April2019/24/c3092.html

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