Fin de la COP25 - Ruba Ghazal demande 4 engagements au ministre Charette


MADRID, le 14 déc. 2019 /CNW Telbec/ - Alors que prenait fin hier la COP25, la responsable pour Québec solidaire en matière d'environnement et de lutte aux changements climatiques, Ruba Ghazal, presse le ministre de l'Environnement, Benoît Charette, de mettre en place quatre mesures concrètes pour décarboniser l'économie québécoise d'ici 2050.

« En matière de lutte aux changements climatiques, l'Accord de Paris est un jalon essentiel, mais c'est au niveau local que se joue la transition écologique. Si l'ONU est un vaisseau amiral de la transition écologique, le Québec est une petite frégate qui a la possibilité d'aller beaucoup plus vite. À l'heure où le ministre Charette est en train de redéfinir notre gouvernance en matière d'environnement, c'est le moment ou jamais de poser des actions pour remettre le Québec sur une trajectoire compatible avec un réchauffement maximal de 1,5 degré », note Ruba Ghazal.

La députée de Mercier demande au ministre Charette d'inclure dès maintenant dans son plan d'électrification et de lutte aux changements climatiques (PECC) 2030 quatre mesures ambitieuses qui permettront de décarboniser complètement notre économie d'ici 2050 :

  1. Un rehaussement  immédiat des cibles du Québec 2030 et 2050 et l'adoption d'un budget carbone.
  2. Un devoir de cohérence dans toutes les décisions gouvernementales, notamment concernant notre réseau routier et notre développement économique.
  3. Un rejet définitif de tout projet d'infrastructure ou d'exploitation gazière ou pétrolière au Québec.
  4. Un mécanisme de dialogue social continu avec toutes les parties prenantes, dont les travailleurs, les autochtones et les jeunes.

La société civile doit prendre les rênes de l'action climatique

Saluant le courage des jeunes et des autochtones qui ont fait entendre leurs voix lors d'une COP25, Ruba Ghazal appelle maintenant la société civile québécoise à prendre le contrôle de l'action climatique.

« Les négociations de la COP25 auraient dû jeter les bases d'une action climatique mondiale ambitieuse, mais elles ont échoué à cause du manque de courage de nos décideurs politiques. Plus que jamais, on constate qu'un fossé se creuse entre les attentes de la société civile et l'attitude des chefs d'État. Les gouvernements ne sont pas à la hauteur de l'urgence climatique, mais la collectivité, elle, l'est pleinement. À ce chapitre, le Québec ne fait pas exception à la règle : c'est grâce à la mobilisation populaire que l'on va réussir à mettre de la pression sur le gouvernement de la CAQ pour réaliser la transition écologique », fait valoir Mme Ghazal­.

« L'histoire se souviendra peut-être de la COP25 comme étant celle de la désillusion, mais à mes yeux, c'est celle qui aura fait prendre conscience à l'ensemble de la société civile qu'elle ne peut plus attendre que les dirigeants se réveillent. Elle doit prendre les rênes de l'action climatique. Cette semaine, j'ai vu des étudiants, des travailleurs et des autochtones proposer des projets inspirants, et prononcer des discours intelligents et éclairés par la science. J'ai été témoin de leur sensibilité et de l'espoir qu'ils portent dans leur lutte. Je suis convaincue que le changement viendra des jeunes et de l'action des communautés », ajoute-t-elle.

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