Crise du logement - « La ministre Laforest doit cesser de nier la crise » - Andrés Fontecilla

MONTRÉAL, le 26 juin 2019 /CNW Telbec/ - À cinq jours du 1er juillet, le député de Laurier-Dorion et responsable solidaire en matière de logement, Andrés Fontecilla, dénonce l'absence de prise en charge de la crise du logement par le gouvernement caquiste. Accompagné d'une famille et d'une étudiante toujours à la recherche d'un toit et de Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, le député exige l'annonce du plan d'urgence attendu depuis trop longtemps.

« La crise est à nos portes, la CAQ ne peut plus le nier. Au moins 220 ménages partout au Québec sont toujours sans logement à quelques jours du 1er juillet. Où sont les mesures d'urgence pour leur venir en aide? Ça fait des mois que j'interpelle la ministre à ce sujet, j'ai même forcé un débat de deux heures à l'Assemblée nationale, on ne peut plus attendre », a affirmé le député solidaire.

Lors de ce débat, la ministre Laforest déclarait que la situation était sous contrôle et que le gouvernement était en mode solution. Toutefois, les Québécoises et les Québécois n'ont toujours pas vu l'ombre d'une action pour gérer la crise imminente.  

« Nous en sommes là, car les gouvernements se sont succédé dans leur inaction en matière de logement social. Dans ma circonscription, c'est avec un taux d'inoccupation de 0,7%, et un taux d'inoccupation de près de 0% pour les logements familiaux que les locataires essaient sans succès de se trouver un toit. On nous a accusés de crier au loup; pourtant il y a des gens plus vulnérables qui risquent même l'itinérance », défend Andrés Fontecilla.

Québec solidaire a communiqué avec les Offices municipaux d'habitation de Montréal, de Gatineau, de Québec, de Rouyn-Noranda et de Châteauguay. À moins d'une semaine du 1er juillet, ils n'avaient toujours pas obtenu de mesures d'urgence à mettre en oeuvre de la part du Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.

« À Montréal, 106 ménages sont toujours en recherche d'un logement. À Gatineau, au moins 46 sont dans la même situation, 18 à Québec, 16 à Sherbrooke, 11 à Drummondville, une douzaine à Laval  et une vingtaine en Montérégie. Dans le contexte actuel, les ménages à faible revenu, les familles nombreuses et les personnes racisées vivent de la discrimination. Des actions rapides sont nécessaires, vu le manque de grands logements à prix abordables, plusieurs auront besoin d'un logement temporaire et d'un supplément au loyer d'urgence», déplore Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU qui demande également à Québec d'investir rapidement dans le logement social, tout comme Québec solidaire.

« Avec l'arrivée d'un troisième enfant dans la famille, le besoin de changer de logement se faisait pressant. Après plus d'un an de recherche, nous avons été forcé d'emménager temporairement chez mes parents sur la Rive-Sud alors que la garderie et nos emplois sont toujours sur l'Île. Un logement avec trois chambres c'est quasi-impossible à trouver. J'ai été victime de discrimination avec des contraintes sur les paiements, mais également, car les propriétaires sont frileux de recevoir des familles », déclare Naomie Tremblay accompagnée de son fils Matisse.

« Ça fait un an et demi que je suis à la recherche d'un logement, j'en ai vu de toutes les couleurs. C'est une situation au quotidien qui précarise à la fois la santé mentale et financière de beaucoup de personnes. La majorité des annonces ont beaucoup de restrictions, des prix de plus en plus effrayants. Lorsqu'on arrive à obtenir une visite, on s'y retrouve avec des dizaines de personnes et c'est au plus fort la poche. C'est le Far West, il n'y a plus de place à la solidarité, chacun veut se loger au plus vite! », témoigne l'étudiante Marianne Couture-Cossette.

 

Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2019/26/c8509.html

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