Fuite historique de données personnelles: le cas Desjardins doit faire école

MONTRÉAL, le 21 juin 2019 /CNW Telbec/ - Le député de Rosemont et responsable solidaire en matière de justice fiscale et de services publics, Vincent Marissal, estime que la fuite historique de données chez Desjardins doit faire école et va demander à la Commission des institutions de mener un mandat d'initiative pour étudier l'enjeu de la protection des renseignements personnels des citoyennes et des citoyens.

« Comme des millions de personnes, j'ai appris hier que mes informations personnelles les plus précieuses ont été dérobées au nez et à la barbe de Desjardins. Desjardins, c'est plus qu'une institution bancaire au Québec, ça fait partie des meubles. Nous avons la désagréable impression d'avoir été cambriolés dans notre propre maison. Ma confiance est ébranlée et je ne suis pas rassuré par le numéro d'équilibriste de la haute direction », a déploré M. Marissal.

Le député de Rosemont estime qu'il est grand temps d'entrer au 21e siècle et de revoir la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé et la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, qui datent respectivement de 1993 et 1982.

« Cette fuite historique sonne la fin de la récréation. Si c'est arrivé à Desjardins, ça peut arriver n'importe où. Sur les marchés noirs virtuels, le vol de données personnelles est une véritable ruée vers l'or du 21e siècle. Il faut prendre cet avertissement au sérieux et adapter notre cadre réglementaire avant la prochaine fuite. Les Québécoises et les Québécois méritent de dormir sur leurs deux oreilles », a affirmé Vincent Marissal.

Réorganisation numérique: mieux vaut prévenir que guérir

Cette fuite majeure nous rappelle de façon brutale l'importance de protéger cette nouvelle manne tant convoitée par les fraudeurs. Québec solidaire presse les caquistes de calmer leurs ardeurs de réorganisation numérique de l'État, surtout quant à leurs projets de confier à des géants privés, comme IBM ou Amazon, le stockage des données personnelles de millions de Québécoises et de Québécois.

« Le premier devoir d'un État, c'est de protéger ses citoyennes et ses citoyens », rappelle Vincent Marissal. « Ce n'est vraiment pas le moment de jouer aux apprentis sorciers et de précipiter une réorganisation qui fera perdre l'expertise gouvernementale, qui enrichira des multinationales et qui exposera nos renseignements personnels à de graves risques. »

 

Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/June2019/21/c5398.html

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