Martine Ouellet fait adopter une motion unanime à l'Assemblée nationale pour la libération de Raïf Badawi

QUÉBEC, le 11 avril 2017 /CNW Telbec/ - La députée à l'Assemblée nationale,  Martine Ouellet,  a déposé aujourd'hui une motion afin que l'Assemblée nationale demande au  gouvernement canadien de continuer à faire pression sur les autorités du Royaume d'Arabie saoudite afin d'obtenir la libération de M. Raif Badawi et sa réunification avec sa famille. La motion a été adoptée unanimement.

« Récemment, on apprenait que M. Badawi figurerait sur la liste de pardon de l'Arabie saoudite. C'est le moment pour Justin Trudeau de passer de la parole aux actes : donner la citoyenneté canadienne à M. Badawi et le ramener ici. Les voix se font entendre de toutes  parts pour que le premier ministre agisse. Le Québec, comme province, est limité et ne peux rien faire de plus! Tant que le Québec  sera une province à l'intérieur du Canada, c'est au Canada d'agir» , a lancé Martine Ouellet.

Voici la motion présentée par Martine Ouellet :

Que l'Assemblée nationale rappelle que le prisonnier politique Raif Badawi est emprisonné depuis juin 2012, suite à une condamnation à 10 ans de détention, à 1000 coups de fouets et à une amende, qu'il a reçu 50 coups de fouet;

Qu'elle rappelle que le Gouvernement du Québec a tout fait ce qui était en son pouvoir pour aider Raif Badawi : en juin 2015, un certificat de sélection du Québec pour motif humanitaire a été émis au nom de Raïf Badawi et qu'elle a adoptée, en février 2015 et en octobre 2016, une motion unanime demandant entres autres «aux gouvernements du Québec et du Canada de faire tout en leur pouvoir pour obtenir la libération de R. Badawi et lui permettre de rejoindre sa famille»;

Que l'Assemblée nationale demande au Gouvernement du Canada de continuer à faire pression sur les autorités du Royaume d'Arabie saoudite afin d'obtenir la libération de M. Raif Badawi et sa réunification avec sa famille.

 «La balle est dans le camp du Canada depuis le début. En mai 2015, Justin Trudeau, alors chef du parti libéral du Canada, interpellait directement le Premier ministre Harper sur Twitter au sujet de M. Badawi. Il réclamait une action immédiate du prisonnier politique, en signant son message de #LibérezRaïf. En décembre 2015, une fois élu premier ministre, il réitérait sa ''volonté indéfectible'' de régler le cas de Raif Badawi. Près de trois ans plus tard, il n'a rien fait de concret et Raïf Badawi est toujours emprisonné loin de son épouse et de ses trois enfants. Pire encore, l'ex ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion a refusé d'accorder la citoyenneté à Badawi en prétextant que ça n'aiderait pas à le faire libérer. C'est la responsabilité du gouvernement canadien de le ramener en vie auprès de sa famille qui a choisi de s'établir ici, à Sherbrooke», a conclu Martine Ouellet.

 

Consulter le contenu original : http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/April2018/11/c6412.html

Partager