Le gouvernement libéral manque à sa parole envers les plus démunis

QUÉBEC, le 5 juin 2014 /CNW Telbec/ - Le député de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, Jean-François Lisée, constate que le gouvernement Couillard a déçu les attentes de tous ceux qui travaillent avec les itinérants et les démunis au Québec en rejetant les propositions modestes mais consensuelles qui auraient amélioré leur sort dès cette année.

En effet, reniant une motion votée par les députés du Parti libéral il y a un an - qui appelait à un rehaussement de l'aide -, le plan budgétaire libéral annule une augmentation de 54 millions des sommes versées aux 4000 organismes communautaires québécois, les 600 000 $ prévus pour les femmes itinérantes, le million dédié aux Autochtones itinérants et les 4 millions consacrés aux autres victimes de l'itinérance.

« Le gouvernement du Parti Québécois avait la volonté politique de dégager, sur un budget de dépenses de 82 milliards, les quelque 80 millions nécessaires pour faire reculer l'itinérance et soutenir les Québécois les plus fragiles, a déclaré Jean-François Lisée. Il est triste de constater que le gouvernement Couillard n'a pas cette volonté politique. »

Le plan budgétaire libéral écarte la Politique nationale de lutte à l'itinérance, pourtant unanimement saluée en février, et fait fi de plusieurs années de travaux de concertation et d'établissement de priorités. Il n'en retient que la construction de 500 logements dédiés aux personnes itinérantes. Bien que cette mesure soit saluée par le député de Rosemont, celui-ci note que malheureusement, elle demeure insuffisante, le gouvernement ayant soustrait 250 logements à l'objectif qu'avait fixé le Parti Québécois.

Les organismes communautaires œuvrent au sein de la population dans plusieurs secteurs d'activité : santé et services sociaux, éducation, lutte contre la pauvreté, défense des droits, logement et famille, entre autres.

« Le gouvernement Couillard nous annonce un ʺcran d'arrêtʺ sur les dépenses, a poursuivi le député. Malheureusement, c'est un cran d'arrêt contreproductif, car les petites sommes économisées aujourd'hui dans la prévention se traduiront par des dépenses beaucoup plus considérables dans la gestion de l'augmentation de l'itinérance et de la pauvreté. »

La Politique nationale de lutte à l'itinérance, présentée en février dernier par le gouvernement du Parti Québécois, contient plusieurs orientations porteuses d'une vision ambitieuse et durable afin de prévenir et de contrer l'itinérance. Le budget Leitão tente de brouiller les cartes en évoquant un investissement de 8 millions, alors qu'il s'agit de sommes déjà annoncées dans le plan d'action libéral vieux de quatre ans et qui ne répond en rien aux objectifs identifiés par tous les intervenants dans la Politique.

Partager