Économie collaborative : « Le PLQ traîne de la patte » - Amir Khadir

MONTRÉAL, le 9 févr. 2018 /CNW Telbec/ - Le député de Mercier, Amir Khadir, estime que l'annonce de la ministre Dominique Anglade sur l'économie collaborative démontre le peu d'empressement du gouvernement à sortir de l'âge de pierre et à percevoir les recettes fiscales qui lui sont dues.

« L'économie collaborative et les plateformes numériques sont omniprésentes et représentent l'avenir. Or, la ministre semble à peine commencer à y réfléchir. Pour que l'économie soit réellement collaborative, tous et toutes doivent pouvoir jouir des opportunités qu'elle représente. Le gouvernement a la responsabilité de s'assurer que les règles du jeu soient les mêmes pour les plateformes en ligne que pour les commerçants afin de percevoir toutes les recettes fiscales qui lui sont dues. Son comité de travail arrive bien tard ! » a réagi Amir Khadir.

En 2017, Amir Khadir a déposé deux projets de loi qui touchent directement les plateformes capitalistes à l'ère numérique, le projet de loi 798 visant à encadrer Airbnb et le projet de loi 997 sur le commerce en ligne.

« Il est essentiel d'être en phase avec le progrès, l'évolution des technologies et les mutations de la sphère économique. Avec nos projets de loi sur Airbnb et le commerce en ligne, qui ont été développés avec des experts renommés, nous sommes à l'avant-garde. Le PLQ, quant à lui, vient tout juste de penser à mandater un comité d'experts. Nous avons mis de l'avant des solutions, mais le gouvernement fait l'autruche. Son attitude est un véritable gaspillage de fonds publics. Si la ministre le souhaite, je suis prêt à me mettre à table avec elle dès maintenant », affirme Amir Khadir.

« Je suis soucieux du fait que les Québécoises et les Québécois profitent des occasions proposées par Airbnb et cie dans le respect des principes de l'économie collaborative, soit un réel partage et non une commercialisation sauvage. Il faut encadrer les plateformes Internet afin d'éviter ce qui arrive avec Airbnb en ce moment : 95% des transactions qui se font à Montréal sont illégales ! Le législateur a la responsabilité d'arrimer les lois avec la nouvelle réalité. En ce moment, nous sommes encore à l'âge de pierre », conclut le député de Mercier.  

 

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