La ministre Lucie Charlebois donne son aval au projet de services d'injection supervisée de Montréal

QUÉBEC, le 30 avril 2015 /CNW Telbec/ - La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, madame Lucie Charlebois, donne son aval au projet de services d'injection supervisée de Montréal (SIS) piloté par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Est-de-l'Île-de-Montréal. Cette étape sera concrétisée par l'envoi de lettres d'appui au gouvernement fédéral et au CIUSSS du Centre-Est-de-l'Île-de-Montréal. Ce dernier sera ensuite apte à déposer la demande d'exemption à la Loi règlementant certaines drogues et autres substances, nécessaire à la poursuite du projet, au Bureau des substances contrôlées de Santé Canada.

« Il nous reste des étapes importantes à franchir avant l'implantation du projet de SIS à Montréal. Cependant, je suis d'ores et déjà convaincue qu'il sera bénéfique pour tous. Il aura des effets positifs sur la santé des utilisateurs de drogues par injection, en plus de maintenir la sécurité et la qualité de vie de la population environnante des sites. Aussi, je tiens à saluer les efforts de ceux et celles qui ont participé jusqu'ici à l'élaboration de ce projet qui respecte les préoccupations citoyennes et qui vient en aide à des personnes parmi les plus vulnérables de notre société, des personnes trop souvent laissées à elles-mêmes. Cette initiative permettra de sauver des vies tout en diminuant les problèmes associés à l'injection de drogues en public sans augmenter les problèmes de sécurité publique », a affirmé madame Charlebois.

Le projet du CIUSSS du Centre-Est-de-l'Île-de-Montréal se déploiera dans les locaux de trois organismes communautaires travaillant déjà auprès des utilisateurs de drogues par injection, et dans une unité mobile. Le projet respecte les balises du ministère de la Santé et des Services sociaux. Ces balises prennent en compte les meilleures pratiques de l'implantation de SIS dans le monde, et sont le fruit de consultations menées auprès des ministères de la Justice et de la Sécurité publique, de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, de la Direction de santé publique de Montréal, de l'Institut national de santé publique du Québec et de l'Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes qui font usage de drogues.

« Il a été démontré que la mise en place de services d'injection supervisée a des effets bénéfiques multiples, et ce, autant en ce qui a trait à la protection de la santé publique qu'à la réduction des méfaits en réduisant les injections faites dans des endroits inappropriés et le nombre de seringues jetées de façon non sécuritaire. Les expériences antérieures ont aussi révélé que le fait d'avoir accès à ces services diminue les surdoses et leurs conséquences, y compris les risques de décès, de même que le recours aux services ambulanciers et aux urgences des hôpitaux. En outre, ces services et le contact avec des intervenants de la santé favorisent l'inscription des consommateurs aux programmes de désintoxication et de traitement de la dépendance, et c'est une grande victoire chaque fois au plan humain. La priorité de notre gouvernement est de poursuivre nos efforts pour améliorer en continu la protection de la santé publique », a déclaré la ministre.

 

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