Corps rebelles - Une incursion mémorable dans l'univers de la danse contemporaine au Musée de la civilisation à Québec

QUÉBEC, le 10 mars 2015 /CNW Telbec/ - L'exposition Corps rebelles, présentée du 11 mars au 14 février 2016 au Musée de la civilisation à Québec, propose une incursion inédite et mémorable dans l'univers de la danse contemporaine. Pour les néophytes comme pour les amoureux de la danse contemporaine, il s'agit d'une occasion exceptionnelle de découvrir ou redécouvrir des œuvres québécoises et internationales à travers le langage du corps en mouvement et l'écriture chorégraphique.

« Exposer l'immatériel, l'intangible; donner corps et mémoire aux mouvements des danseurs, à l'écriture du geste; rendre tangible la trace de la danse, exposer un art vivant, voilà le stimulant défi qu'a relevé le Musée en proposant Corps rebelles », a commenté le directeur général des Musées de la civilisation, M. Michel Côté.

Danse rebelle
La danse contemporaine transgresse les règles. Rebelle, elle bouscule les références autour du corps idéal et de l'art comme simple divertissement. Chaque création dansée instaure de nouveaux référents esthétiques et poétiques. La danse se fait transdisciplinaire : elle fait tomber les frontières entre les arts et métisse son travail de composition. C'est ce que montre l'exposition.

La démonstration
Corps rebelles s'impose comme une exposition-référence autant par son approche muséographique que par la découverte et l'appréciation de l'univers créatif de cet art du spectacle vivant. Aux limites de l'installation et de l'œuvre, l'exposition présente la danse contemporaine comme un langage universel, un reflet de société, à l'aide de nombreuses productions vidéo réalisées par Jean-Louis Pecci, de photographies, de capsules informatives et de textes explicatifs.

Six thématiques, six chorégraphes, six corps dansés
Après une introduction qui campe le thème et un aperçu de l'histoire de la danse contemporaine, ce grand rendez-vous avec la danse est orienté autour de six thématiques associées au corps. Six modes d'appropriation du corps jalonnent ainsi le parcours de l'exposition présentés dans autant d'espaces immersifs. Ils sont exprimés en gestes et en paroles (à l'aide de vidéos) par Victor Quijada (corps urbain), Margie Gillis (corps naturel), France Geoffroy (corps atypique), Daniel Léveillé (corps politique), Louise Lecavalier (corps virtuose), Martine Époque et Denis Poulin (corps multi). Il va sans dire que ces chorégraphes peuvent tout aussi bien être associés à l'un ou l'autre des genres chorégraphiques.

Le corps urbain s'exprime dans des chorégraphies où les manifestations du corps dansé révèlent le rapport du corps à la ville. Son écriture chorégraphique emprunte souvent à la marche et aux danses de rue. Les corps se meuvent dans l'environnement moderne et anonyme de la ville.

Le corps naturel révèle le caractère organique et primitif du corps. Il est utilisé comme expression du retour aux formes libres, instinctives, naturelles et fluides.

Le corps atypique - corps hors-norme, entravé, handicapé, transformé, hybridé -, explore intimement des gestes qui transcendent le mouvement. Il remet en question les perceptions esthétiques et l'image de la perfection.

Le corps politique propose des chorégraphies au message engagé et revendicateur. Il remet tout en question, par son mouvement brut, la nudité, la mise en scène ou, plus sobrement, l'absence de danse.

Le corps virtuose veut repousser les limites du corps. L'intensité, l'athlétisme et la technique tiennent lieu de fil conducteur. Un corps glorieux, magnifié par sa puissance physique, même s'il dévoile toute sa fragilité et sa poésie.

Le corps multi se traduit dans des pièces chorégraphiques où les manifestations du corps dansé évoluent en interdisciplinarité avec d'autres formes d'art : musique, arts plastiques, théâtre ou technologies numériques.

Coup d'œil sur les origines
Les racines de la danse contemporaine remontent à près de 100 ans. Elle « se nourrit avec le temps de son histoire mais aussi de l'expérience et de la personnalité de ceux qui la vivent et la constituent » (La danse au XXe siècle de Marcelle Michelle et Isabelle Ginot). Elle emprunte à la danse moderne, au ballet, à la danse post-moderne... Son imaginaire est marqué par de grandes figures telles Isadora Duncan, Sergei Diaghilev, Vaslav Nijinsky, Mary Wigman, en passant par Martha Graham, Merce Cunningham, Pina Bausch, Trisha Brown, Tatsumi Jijikata, Maurice Béjart, George Balanchine. Et au Québec, ce sont les Françoise Sullivan, Jeanne Renaud, Françoise Riopelle, Elsie Salomons, Ludmila Chiriaeff, Peter Boneham, Martine Époque...

Plus récemment, le paysage de la danse au Québec se diversifie avec les créations de chorégraphes dont le rayonnement dépasse les frontières de l'Amérique du Nord. On y retrouve Daniel Léveillé, Louise Bédard, Paul-André Fortier, Jean-Pierre Perreault, Édouard Lock, Louise Lecavalier, mais aussi Danièle Desnoyers, Sylvain Émard, Hélène Blackburn, Ginette Laurin, Jo Lechay, Margie Gillis et Marie Chouinard... pour n'en nommer que quelques-uns.

Un classique revisité : le Sacre du printemps
Créé et décrié en 1913, le Sacre du printemps de Vaslav Nijinski, sur la musique d'Igor Stravinsky, demeure un témoin incontournable de la création, moteur d'émancipation et de revendication des artistes. Au centre de la salle, une installation vidéo immersive présente huit interprétations des trois dernières danses du deuxième tableau du Sacre du printemps. On y voit les interprétations de chorégraphes de renom : Pina Bausch (1975, captation 1978), Heddy Maalem (2004), Maurice Béjart (1959, captation 2012), Angelin Preljocaj (2001, captation 2004), Régis Obadia (2003, captation 2005), Marie Chouinard (1993, captation 2013), Jean-Claude Galotta (2011, captation 2012) et Millicent Hodson (qui récrée en 2008 la chorégraphie originale de Nijinski de 1913).

Danser Joe : une expérience participative réalisée par Moment Factory
Dans un studio intégré à l'exposition, Corps rebelles propose une expérience participative hors du commun réalisée par Moment Factory. Inspirée par la chorégraphie phare de Jean-Pierre Perreault, Joe, l'expérience se vit en quatre étapes : se costumer en Joe, rencontrer Joe, vivre (expérimenter l'œuvre) et revivre l'œuvre. Guidés par la voix de la répétitrice Ginelle Chagnon et des consignes lumineuses, les participants effectuent des mouvements de cette célèbre chorégraphie. L'expérience a été rendue possible grâce à la collaboration de la Fondation Jean-Pierre Perreault.

Dans ce studio, des résidences de créations chorégraphiques professionnelles et des classes de maîtres seront présentées tout au long de la durée de l'exposition. Le public pourra voir en direct et in situ, le travail de chorégraphes et de danseurs. C'est le chorégraphe Harold Rhéaume (qui a collaboré aux contenus de l'exposition) avec des danseurs de sa compagnie Le fils d'Adrien danse qui entamera cette série de résidences, dès le 11 mars. À ce jour, onze compagnies, chorégraphes et danseurs sont inscrits à la programmation.

Corps rebelles, un rendez-vous incontournable pour tous ceux et celles que la danse contemporaine fascine, mais aussi ceux et celles qui veulent la découvrir! Au Musée de la civilisation à Québec, du 11 mars 2015 au 14 février 2016. Après sa présentation à Québec, l'exposition entreprendra une tournée qui la mènera, notamment, au Musée des confluences à Lyon en 2016.

Une création des Musées de la civilisation avec la participation de Moment Factory, présentée par Loto-Québec avec la collaboration de la Ville de Québec, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Consulat général de France, du Fairmont Le Château Frontenac à titre d'hôtel officiel et du quotidien Le Soleil. Alcoa est partenaire de la programmation des expositions du Musée de la civilisation.

 

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